dimanche 16 avril 2017

Pause Lecture: Amelia de Kimberly McCreight.

Amélia

 

La pause lecture du jour est consacrée au tout premier et très réussi roman de Kimberly McCreight, Amelia, un prénom simple qui cache un thriller addictif et passionnant.

           - Résumé -

A New York, Kate élève seule sa fille de quinze ans, Amelia. Très proches, elles n'ont pas de secrets l'une pour l'autre. Jusqu'à ce matin d'octobre, où elle reçoit un appel du lycée qui lui demande de venir de toute urgence. Elle ne reverra plus jamais Amelia: celle-ci a sauté du toit de l'établissement.  Rongée par le chagrin, Kate plonge dans le désespoir et l'incompréhension. Pourquoi une adolescente en apparence si épanouie s'est-elle donné la mort? Mais un jour, Kate reçoit un message anonyme qui remet tout en question: " Amelia n'a pas sauté." Obsédée par cette révélation, elle s'immisce dans la vie privée de sa fille et découvre, à travers les réseaux sociaux, les mails et les sms d'Amelia, une réalité terrible, un véritable monde parallèle qu'elle n'aurait jamais pu imaginer.

          - Ce que j'en pense -

Kimberly McCreight développe son histoire à travers deux points de vue, une sorte de thriller à deux voix, sous forme de journal intime.

D'un côté, le discours de Kate, la mère, s'inscrit dans le présent, il nous permet d'assister à l'annonce du décès d'Amélia et à l'enquête qui en résulte. On se retrouve confronté au fil des pages à l'incompréhension de cette mère face au suicide suspect de sa fille. Non satisfaite du travail de la police, kate va se lancer elle-même dans une investigation qui lui permet de faire son deuil et de s'éloigner de ce sentiment de culpabilité qui la ronge. Culpabilité d'une mère bien trop souvent absente et absorbée par son métier.

De l'autre, on retrouve le récit d'Amelia, le témoignage d'une morte profondément ancré dans le passé. Il nous permet de mieux comprendre les derniers jours de la jeune fille. Une fille brillante et intelligente qui par amour va entrer dans une fraternité et se laisser emporter par ces dérives. Le début du cauchemar pour Amelia.

Dès les premières pages on comprend que cette version du suicide est un peu trop "facile". C'est pourtant une solution qui semble convenir à beaucoup de protagonistes, la police en tête de liste. Seule la détermination de Kate va relancer l'enquête. En tant que lecteur on est tenté d'élaborer des théories, de suivre des pistes, de vouloir trouver le coupable avant de connaître le dénouement (petit défi personnel à chaque fois que j'entame un polar) mais c'est sans compter sur l'imagination fertile de l'auteur qui s'amuse à nous perdre un peu plus à chaque page.

Amelia est un thriller à plusieurs visages où de nombreux thèmes sont évoqués: la perte d'un enfant, le deuil d'une mère, le manque et la culpabilité, les dérives du harcèlement scolaire, l'adolescence, l'amitié et ses trahisons, la pression scolaire, l'engrenage des réseaux sociaux et des blogs. Des thèmes actuels qui inscrivent le roman dans l'air du temps. Il dénonce aussi l'adolescence et ses tourments, ce mal être invisible dont les parents, même s'ils en ont fait l'expérience, ignorent le plus souvent l'existence chez leurs enfants.

Auteur: Kimberly McCreight

Editeur: Livre de poche

Genre: thriller

Parution: août 2016

Pages: 570.

ISBN: 9782253095095.

Prix: 8,60€.

Crédit photo couv - The Lady and the Black Cat - Avril 2017.

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samedi 4 mars 2017

Point Lecture: L'homme qui voyait à travers les visages d'Eric-Emmanuel Schmitt.

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Qui parle en nous quand nous parlons?

Peut-être nous ... Peut-être nos parents ...

Peut-être la société ... Peut-être Dieu ...

Sommes-nous l'auteur de nos actes?

L'auteur de notre vie?

Arriverons-nous jamais à la vraie liberté?

- Eric-Emmanuel Schmitt -

 

C'est par cette citation que j'ai choisi de commencer ma petite "chronique littéraire" du jour, consacrée à un auteur que j'affectionne tout particulièrement, Monsieur Eric-Emmanuel Schmitt et à son dernier ouvrage L'homme qui voyait à travers les visages, livre que j'avais déjà succinctement évoqué ici. Cette citation est directement extraite du livre qui nous intéresse aujourd'hui et qui résume assez bien les questionnements soulevés par l'auteur dans ce roman.

          - Résumé -

Une vague d'attentat ensanglante Charleroi. Morts et blessés s'accumulent. On soupçonne des mobiles religieux sous ces actes radicaux. Augustin, jeune stagiaire au journal local, se trouve pris, malgré lui, au coeur des évènements. Pour prouver qu'il n'est pas l'idiot que tout le monde croit, il mène son enquête. Pour cela, il possède un don unique: il voit à travers les visages, percevant autour de chaque personne les êtres minuscules - souvenirs, anges ou démons - qui le motivent ou le hantent. Est-il un fou ? Ou le sage qui déchiffre la folie des autres? Son investigation sur la violence et le sacré va l'amener à la rencontre dont nous rêvons tous ...

          - Ce que j'en pense -

Eric-Emmanuel Schmitt confie les rênes de son histoire à un narrateur, Auguste Trollier, personnage au parcours difficile. Stagiaire au journal local, il est exploité par son patron. Solitaire et sans ressources, il squatte chaque nuit une usine désaffectée pour se mettre à l'abri. Orphelin à la sensibilité très particulière, il a appris à vivre avec un don unique, celui de voir les morts. Un don, à double tranchant, qui l'éloigne de toute forme de sociabilité. Qui peut croire à son don à part lui-même? La peur de paraître fou rythme au jour le jour chacune de ses relations.

Puis l'évènement tragique arrive, l'attentat place Charles II à Charleroi va venir bouleverser la vie d'Auguste. Quelques secondes avant l'horreur il croise le kamikaze et son mort. Ce n'est qu'après l'explosion qu'il fait le rapprochement entre ce qu'il a vu avant et ce qu'il vient de se produire. Il décide de mener l'enquête au péril de son secret. Le kamikaze a-t'il été influencé par cet "esprit" qui l'accompagnait ? A-t'il répondu à la volonté de Dieu ? L'investigation d'Auguste va prendre une tournure mystique, voir spirituelle. Il s'interroge sur la place de l'Homme par rapport à Dieu, la place de Dieu par rapport à l'Homme? Les esprits influencent-ils nos actes ? Sommes -nous complètement maître de nous mêmes ? Existe-t'il la possibilité qu'un autre facteur puisse nous diriger ?

Certainement influencé par l'actualité, Eric-Emmanuel Schmitt se sert de cet attentat comme prétexte à une réflexion mystique et philosophique. Les thèmes de Dieu, des religions, du lien entre la violence et le sacré, du mystère des comportements, sont alors abordés entre les différents protagonistes au risque parfois de faire traîner le discours un peu en longueur. Eric-Emmanuel Schmitt s'introduit lui-même dans sa narration et poursuit son exploration spirituelle, celle qu'il avait entamé dans son roman précédent La nuit de feu.

J'ai eu un coup de coeur tout particulier pour le personnage de la Juge Poitrenot. Une femme haute en couleur, originale, au caractère bien trempé et au sens de l'humour décapant et absolument jubilatoire. Elle va pousser Auguste dans sa réflexion la plus profonde mais va également donner un peu de légèreté au récit jusqu'à casser le rythme tragique du personnage principal.

Ce roman nous incite à découvrir et à redécouvrir les textes sacrés, de la Bible au Coran, de l'Ancien au Nouveau Testament. Un livre qui tend au questionnement sans véritablement apporter de réponses "toutes faites". Je pense que l'auteur compte ici sur l'intelligence de ses lecteurs, il nous pousse à la réflexion et espère que nous trouvions les réponses en fonction de notre vécu, de notre éducation, de notre rapport au sacré et à la religion.

Loin d'être obscur, c'est un roman qui fait preuve d'une grande originalité !!

 

Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt

Editeur: Albin Michel

Genre: roman contemporain

Parution: septembre 2016

Pages: 421.

ISBN: 9782226328830.

Prix: 22€.

Crédit photo couv - The Lady and the Black Cat - Mars 2017.

 

mardi 27 décembre 2016

Point lecture - Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange.

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Bonjour,Bonjour,

J'espère que vous avez passé un chouette Noël. Aujourd'hui, j'ai choisi de vous parler d'un des livres que le Père Noël m'a déposé sous le sapin. Il s'agit d'un biopic, au format BD, sur la philosophe et féministe Simone de Beauvoir. C'est un livre que j'ai découvert, au hasard d'une recherche en librairie, dès sa sortie en octobre 2016 et que je me suis empressée de mettre sur ma wishlist de Noël.

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Le livre retrace l'enfance et l'éducation de Simone de Beauvoir, celle qui va devenir l'une des plus brillantes intellectuelles du XXeme siècle ainsi qu'une des féministes les plus engagées.

De ses jeunes années, on y découvre sa relation compliquée avec sa mère, sa difficulté à se trouver une place au sein d'une société qui cantonne encore les femmes aux tâches domestiques. Une société qu'elle observe et parfois même qu'elle méprise mais qui va lui permettre de développer ses premières pensées de femme libre.

Connaissant mal le personnage, je découvre une femme passionnée de lettres, rebelle, enflammée qui ne doutera jamais de la valeur de ses convictions et qui par la force des choses saura les imposer.

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Le scénario a été confié à la journaliste et auteur jeunesse Sophie Carquain. Les dessins sont réalisés par l'illustrateur Olivier Grojnowski, qui nous propose des planches en noir et blanc absolument magnifiques, très soignées ! A mon sens, ils ont réussi tous les deux, l'exercice extrêmement délicat de synthétiser en 118 pages la pensée complexe de cette grande dame.

Une belle entrée en matière pour celles et ceux qui veulent découvrir Simone de Beauvoir. Un petit bijou de livre !!

Auteur: Sophie Carquain / Olivier Grojnowski

Editeur: Marabout / Collection marabulles

Genre: BD Biopic et roman graphique

Parution: 19 octobre 2016

Pages: 118.

ISBN: 9782501110167.

Prix: 17€95.

Crédit photo couv - The Lady and the Black Cat - decembre 2016.

mercredi 14 décembre 2016

Point Lecture: Chat-Bouboule, le bouboule-book collector.

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Bonjour, bonjour,

J'espère que vous allez merveilleusement bien !!

Aujourd'hui je vous parle d'un livre qui m'a fait beaucoup rire, le Bouboule-book collector de Nathalie Jomard. En tant qu'amoureuse des chats j'ai tout de suite été attiré par ce livre et par sa très chouette et mignonne petite couverture. Il s'agit d'un recueil regroupant le tome 1 et le tome 2 des aventures du chat-bouboule, le fameux prédateur de salon. On y (re)découvre son quotidien de chat noir avec sa légère surcharge pondérale (mais complètement assumée), un chat comme les autres, et c'est dire ... Ici pas de fil conducteur, ni d'intrigue spécifique, juste une succession de situations loufoques  et de tranches de vie parfois complètement "Ouate Ze Fuck" !!!

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Les illustrations sont parfaitement réalisées et renforcent le côté humouristique de chaque situation. Le chat est machiavélique et en tant que propriétaire de chat il est impossible de ne pas s'identifier à chacune des planches qui nous est présentée!!  c'est drôle ... c'est très très drôle. C'est à feuilleter sans modération, pour les grands et les petits, et à placer sous le sapin d'un inconditionnel des chats !!

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Un  livre qui fait rire, un livre qui fait du bien aux boyaux de la tête !!

Bonne lecture.

Auteur: Nathalie Jomard

Editeur: Coédition Jungle/Michel Lafon

Genre: Humour

Parution: 19 octobre 2016

Pages: 180.

EAN: 9782822215640.

Prix: 19€90

Crédit photo couv - The Lady and the Black Cat - decembre 2016.

Crédit Illustration - Nathalie Jomard - Le bouboule Book collector.

dimanche 16 octobre 2016

Point Lecture: Avant toi de Jojo Moyes.

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Bonjour, Bonjour,

J'espère que vous allez merveilleusement bien !! Je finis la semaine avec une petite chronique littéraire en vous parlant du Best Seller "controversé" de Jojo Moyes "Avant toi" adapté au cinéma cette année (sortie en juin 2016 si ma mémoire de poisson rouge dit vrai).

          - Résumé -

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chomâge, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve Lou va découvrir en lui un jeune jomme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour lui faire changer d'avis.

          - Ce que j'en pense -

Oulala oui je vous vois venir à des kilomètres ... mais on a déjà vu ça !!!  ça ressemble à Intouchables !!, et vous n'avez pas complètement tord ... j'irais même jusqu'à dire qu'il y a aussi quelques similitudes avec le roman de Cecelia Ahern (déjà évoqué ici). Oui ... mais voilà, au-delà de ces ressemblances Jojo Moyes soulève un débat, celui du droit à mourir. Sur fond d'histoire d'amour naissante et quelque peu compliquée, l'auteur met en scène deux êtres que tout oppose mais que le handicap va réunir. Lou Clark est ingénue, maladroite, tout droit sortie du pays des bisounours, elle en est presque pénible. Fofolle avec ses tenues extravagantes et parfois pas toujours assorties, elle n'a jamais quitté sa région, ni même sa ville, et se contente bien de sa petite vie tranquille sans voir plus loin que le bout de son nez. Alors forcément lorsqu'elle rencontre Will Traynor, ancien golden boy et grand voyageur, devenu tétraplégique suite à un accident de la route, qui en veut à la terre entière et à la vie de ce qui lui arrive, le choc est assez rude pour elle. Will veut tout simplement en finir, il ne supporte plus les soins quotidiens que lui prodigue son assistant Nathan, il vit dans le souvenir de sa vie passé et refuse d'être un poids pour sa famille. Lou se retrouve alors plongée dans un univers qu'elle ne connait pas et à exercer un travail qu'elle ne maitrise pas. Mais lorsqu'elle va apprendre, au détour d'une conversation, que Will se donne encore six mois à vivre, elle va tout faire pour le faire changer d'avis. Elle se sent investie d'une nouvelle mission et se découvre alors capable de beaucoup plus de choses qu'elle ne l'imaginait.

Si c'est ce qu'il désire vraiment alors fais lui terminer sa vie de manière splendide.

Katrina Clark

Parce qu'en aidant Will, Lou va repousser ses limites et faire preuves d'audace. En la sortant de sa zone de confort Will lui demande de faire ce qu'il n'est plus en mesure de faire pour lui-même: se sentir vivant !!

Ce roman pose de vraies questions sur l'importance du droit à choisir, à choisir de vivre ou de mourir. L'énergie dépensée par Lou pour sauver Will de sa décision en est le témoignage. Au cours de la lecture l'initiative de Will va venir s'entrechoquer avec les propos d'autres personnages comme ce forum de soutien que Lou consulte régulièrement sur internet pour trouver l'appui nécessaire à sa mission. Ce forum est composé d'handicapés qui veulent vivre pleinement leur vie et ce malgré leur handicap. Ou encore l'opinion de la mère de Lou qui se montre totalement opposée à l'euthanasie et qui ne mache pas ses mots sur la question. Par ses personnages l'auteur ne prend jamais partie mais essaie juste d'exposer plusieurs points de vue, car comment pouvons nous juger, au final, une décision aussi radicale.

          -  Et le film dans tout ça ? -

(J'ai lu le livre en premier ... Forcément la bonne idée !!) Un scénario supervisé par Jojo Moyes (herself) un casting de foufou, les fans de Games of throne auront reconnu Emilia Clarke (Lou clark) et Charles Dance (le père de Will) ce qui au final ne suffit pas pour donner un peu d'éclat à ce film amputé d'éléments complètement indispensable à la profondeur des personnages voir à l'histoire (le personnage de la soeur de Will n'existe plus ainsi que le forum de soutien et j'en passe ...) Bref une belle petite histoire d'amour certes mais si on la compare à celle du récit elle manque de saveur. Point positif tout de même, l'interprétation d'Emilia Clarke (géniale, elle sauve le film !!) qui reste fidèle par son jeu et ses mimiques au trait d'humour de son personnage et que j'avais tant apprécié durant ma lecture... ah la la l'exercice difficile de l'adaptation cinématographique :s !!

 Auteur: Jojo Moyes

Editeur: Éditions Milady

Genre: Romance

Parution: 21 mars 2014

Pages: 520

EAN: 9782811215576

Crédit photo - The Lady and the Black Cat - octobre 2016

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dimanche 28 août 2016

Point lecture: Tombée du Ciel de Cecelia Ahern.

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 Bonjour, Bonjour,

J'espère que vous allez magnifiquement bien ! Aujourd'hui on parle lecture avec un des succès de la romancière irlandaise Cecelia Ahern, Tombée du Ciel, a qui l'on doit également le succès littéraire et cinématographique P.S: I love you.

Peut-on redonner foi en la vie à une personne désespérée qui s'apprête à sauter d'un pont? C'est la délicate mission que s'est donnée Christine l'héroine de notre histoire du jour.

Christine est une coach en recrutement, elle aide des personnes en difficulté à surmonter leur peur et à retrouver du travail. Grande lectrice et fan de livres de développement personnel elle base ses conseils et ses réflexions sur la vie à partir de ces ouvrages. Côté privé, elle est à un tournant de sa vie. Elle réalise qu'elle a épousé un homme qui ne lui correspond plus et décide de le quitter. Elle fait table rase de ce qu'elle a vécu jusqu'ici dans le but de mieux se retrouver.

Un soir, sur le Ha'Penny Bridge à Dublin, elle croise Adam prêt à en finir, il tente de sauter du pont par dépit amoureux. Sa fiancée le trompe, son beau conte de fée s'écroule, sa vie est en train de prendre un tournant qu'il n'est pas encore prêt à admettre. Christine lui propose alors de l'aider. Elle se donne quinze jours pour lui redonner goût à la vie. Au-delà de cette limite, Adam pourra choisir de continuer sa vie ou d'y mettre fin.

"La vie est une succession de moments qui ne cessent de changer, comme les pensées.Parfois ça va, parfois ça ne va pas. Même si c'est dans la nature humaine de ruminer, il ne faut pas se laisser envahir par une pensée négative, parce que les pensées sont comme des invités, ou des amies des bons jours. Sitôt arrivées, certaines peuvent s'évaporer, et même celles que l'on rumine longtemps peuvent disparaître en un instant (...)"

L'histoire commence par un évènement tragique, un fait de société, le suicide, qui aurait pu conduire l'auteur à orienter son discours dans le pathos et la noirceur. Au contraire, Cecelia Ahern nous offre une histoire pleine d'espoir où deux êtres décident de partir ensemble à la quête du bonheur. L'une veut prendre sa vie en main au risque de perdre beaucoup (son mariage, son emploi). L'autre, confronté aux épreuves de la vie, est forcé de faire le deuil de son passé. Deux êtres qui se complètent et qui s'aident finalement mutuellement.

On découvre aussi la tendresse de l'auteur envers ses personnages. Elle leur fait vivre de véritables moments de confidences, de complicités, de petits bonheurs perdus. Le roman se "déguste" avec beaucoup de fluidité et d'humour. Il a également cette particularité où chaque chapitre commence par le titre d'un livre de développement personnel qui rappelle la passion sans égal de Christine pour ce genre de littérature.

Tombée du Ciel est un très joli roman, une chouette histoire positive, qui nous envoie du rêve, c'est le genre d'histoire qui n'arrive que dans les films mais en laquelle on a envie de croire. Un roman qui nous rappelle que finalement peu importe nos problèmes, tout fini par se résoudre.

 

Titre: Tombée du ciel

Auteur: Cecelia Ahern.

Editeur: Editions J'ai Lu.

Pages: 448 p.

Prix: 7€60.

ISBN: 978-2-290-10461-3

Crédit photo - The Lady and the Black Cat - août 2016

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lundi 25 juillet 2016

Point Lecture: California Dreamin' de Pénélope Bagieu.

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Bonjour, Bonjour,

J'espère que vous allez merveilleusement bien malgré cette chaleur (complètement) écrasante !! Aujourd'hui c'est détente avec un point lecture consacré au dernier roman graphique de Pénélope Bagieu, California Dreamin', publié chez Gallimard Jeunesse... Vous allez voir c'est drôlement chouette !!

Je ne suis pas "cliente" de BD habituellement, à mon grand tort ... oui je sais ... c'est un univers littéraire que je connais assez mal. En revanche le style et la plume de Pénélope Bagieu je les connais bien grâce à son blog et aussi à ses précédentes BD (Joséphine, La page blanche, Cadavre exquis ...). Alors lorsque Pénélope décide de parler musique et plus précisément d'un groupe mythique que j'affectionne particulièrement, là ma curiosité est à son paroxysme.

... California Dreamin' ... On such a winter's day ...

California Dreamin' relate la jeunesse et l'ascension d'Ellen Cohen, alias "Mama" Cass Eliott, l'une des chanteuses du groupe Mamas and Papas. Née en 1941 à Baltimore, issue d'une famille juive, Ellen sait déjà toute petite ce qu'elle veut faire de sa vie. Elle sera chanteuse, et non pas vendeuse de bagel au pastrami comme l'ont prévu ses parents. Son père, fan d'opéra va la convertir au chant, et de la voix, Ellen en a beaucoup !! Seulement voilà, Ellen est boulimique, ce trouble alimentaire apparaît très jeune, à la naissance de sa petite soeur, elle se sent délaissée, abandonnée, elle vit très mal cette nouvelle venue. En quelques années elle prend beaucoup de poids et comme à l'époque l'embonpoint n'est pas "socialement" correct, ses parents décident de la gaver de médocs "coupe-faim" pour l'aider à maîtriser sa ligne. C'est un premier pas vers sa dépendance aux drogues.

... Je serais la grosse la plus célèbre du monde ...

A 19 ans elle plaque tout et décide de tenter sa chance en tant que chanteuse. Elle est sollicitée pour sa voix, mais son poids semble être un frein à sa carrière. Les producteurs lui demande de maigrir, ce qu'elle refuse catégoriquement, elle se sent humiliée mais n'oublie pas pour autant ses rêves de gloire. Son physique, elle l'assume, son poids, elle s'en moque. Mama Cass est une passionnée, elle tombe facilement amoureuse, vis constamment dans la séduction et par conséquent ne s'entend pas bien avec les autres femmes (ce qui caractérisera l'ambiance électrique au sein des Mamas and Papas).

Ellen tombe folle amoureuse de Denny Doherty, le fondateur du groupe, et c'est loin d'être réciproque. A l'origine, les Mamas and Papas sont composés de trois membres, deux hommes et une femme (Denny Doherty, John et Michelle Phillips). Ellen va complètement s'incruster au sein du groupe. Elle s'impose sur le titre California Dreamin' en proposant la seconde voix qui répète chaque strophe. Elle n'en a pas encore conscience mais elle offre une nouvelle dimension à la chanson. Pénélope Bagieu met très bien en scène ce passage de l'histoire du groupe. Le tube mythique que l'on entend encore aujourd'hui partout dans le monde vient de prendre forme.

Au-delà de son histoire, California Dreamin' est le résultat d'un défi graphique que Pénélope Bagieu s'est lancée à elle-même. Habituellement l'auteur utilise une palette graphique pour la réalisation de ses livres. Ici, elle a entièrement illustrée son propos au crayon à papier. Le défi est multiple. Le droit à l'erreur est minime, le crayon de bois laisse des traces, est beaucoup moins précis, se fixe moins bien sur le papier (elle aurait utilisé de la laque pour la fixation du trait)... En bref la réalisation est complexe et plus longue également (deux ans de préparation et de travail). Seule la couverture est en couleur, elle se déplie pour laisser apparaître dans toute sa dimension le Greenwich Village des années 60 à New York, lieu emblématique de cette époque où bon nombre de groupe de folk et de rock ont fait leur premiers pas.

C'est encore une très jolie réussite de Pénélope. Si vous aimez son style, ses BDs, la musique alors California Dreamin' est fait pour vous.

Titre: California Dreamin'

Auteur: Pénélope Bagieu.

Editeur: Gallimard.

Collection: Gallimard Jeunesse

Pages: 280 p.

Prix: 24€.

ISBN: 978-2070657582

et pour ce faire plaisir, un p'tit tube ...

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dimanche 12 juin 2016

Point Lecture: IRL d'Agnès Marot.

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Bonjour, bonjour,

J'espère que vous allez merveilleusement bien. Aujourd'hui on parle lecture avec le cinquième roman d'Agnès Marot, IRL, publié aux éditions Gulfstream. C'est parti !!

          - Quatrième de couverture -

"Je m'appelle Chloé Blanche et j'ai grandi à Life City. Comme tous ses habitants, j'ignorais que nous étions filmés en permanence. J'ignorais que nous étions un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. J'ignorais que nous étions les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. J'ignorais surtout à quel point nous étions manipulés (...)."

          - Ce que j'en pense -

Au commencement nous découvrons Chloé, une adolescente tout a fait ordinaire avec ses habitudes et ses problèmes existentiels. Son véritable souhait: conquérir le garçon dont elle est secrètement amoureuse, Hilmi, le beau "Prince Charmant" à la peau caramel. Malheureusement son souhait est voué à l'échec et ce qu'elle considère tout d'abord comme un rejet se révèle être de la manipulation. Chloé et les personnes qui l'entourent ne tiennent pas les rênes de leur propre vie. Elles sont en réalité des intelligences artificielles qui évoluent au sein même d'un jeu vidéo retransmis en ligne par des centaines de caméras qui les scrutent H-24. Une sorte de jeux vidéo - télé réalité. Chaque personnage est dirigé par un joueur et c'est justement le joueur qui dirige Chloé qui va tenter de lui faire prendre conscience de la vérité.

IRL offre une critique intelligente de notre société actuelle. Jeux de simulation, réseaux sociaux, télé-réalité, jeux vidéos, nous sommes constamment ultra-connectés et ce, pour certains, afin d'échapper à un quotidien un peu morose. Au cours des nombreux chapitres plusieurs thématiques sont ainsi développées: notre rapport à la réalité, à la fiction, notre rapport à la vie privée (peut-elle l'être encore ?), le regard des autres, la manipulation et la surveillance au travers des nouvelles technologies, le monde et ses apparences... Big Brother is watching you !!

"Life City n'est pas la ville que tu penses connaître (...).

C'est une société qui a été imaginée pour permettre aux gens de la vie réelle,

 de se divertir."

C'est aussi un roman aux multiples références, d'ailleurs l'auteur ne s'en cache pas et les explique en fin d'ouvrage. Des Sims, Second Life, en passant par The Truman Show avec Jim Carrey, ou encore 1984 d'Orwell, pour ne citer que celles-ci (au passage merci à Agnès Marot de m'avoir fait redécouvrir Fahrenheit 451 !!). Je serais même tenté d'en ajouter une, parmi tant d'autres, avec le titre de Jamiroquaï Virtual Insanity (Folies virtuelles) (1997) où l'interprête évoque ces nouvelles technologies qui nous bouffent petit à petit.

"Futures made of virtual insanity now

Always seem to, be govern'd by this love we have

For useless, twisting, our new technology

Oh, now there is no sound - for we all live underground"
IRL est un roman très bien écrit, à la plume fluide. Cependant il m'a fallu du temps pour m'habituer au découpage temporel puisque l'on suit deux époques (soit deux narrations en parallèles, l'avant et l'après "réveil" de l'héroïne). En revanche je n'ai absolument pas aimé le côté romantico-tragique de Chloé qu'elle se découvre en tombant amoureuse d'Hilmi. Fort heureusement cela ne concerne qu'un bref passage du roman.
 
          - En Conclusion -
IRL est un roman à l'intrigue complexe, entre réalité et fiction, il soulève des questions, fait réfléchir. On suit également l'évolution d'une Intelligence artificielle extrêmement "humaine" qui se découvre combattante, rebelle, qui se découvre un but, des idéaux.
Au-delà du contenu du livre c'est une édition extrêmement soignée et coloré, et je ne dis pas non à ce genre d'ouvrage !!
Bonne lecture.

Titre: IRL

Auteur: Agnès Marot.

Editeur: GulfStream.

Collection: Electrogène

Pages: 445 p.

Prix: 18€.

ISBN: 978-2-35488-415-4

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dimanche 17 avril 2016

Point lecture: Territoires d'Olivier Norek.

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Bonjour, bonjour,

C'est un point lecture "choc" que je vous propose aujourd'hui consacré au second roman d'Olivier Norek: Territoires.

Olivier Norek est lieutenant de police au SDPJ 93 (Service départemental de la Police judiciaire de Seine-Saint-Denis) depuis quinze ans. Dans Territoires il met en scène les mésaventures du Capitaine Victor Coste et de son équipe.

         |Résumé|

A Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s'implante comme un virus dans cette ville laissée à l'abandon, qui n'attend qu'un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s'adapter pour survivre: des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d'inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l'Etat contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.

          |Ce que j'en pense|

Beaucoup, beaucoup de personnages interviennent et participent à ce chaos: Un chef de bande complètement psychopathe âgé seulement de douze ans, une maire aux méthodes peu scrupuleuses et dangereuses prête à tout pour se faire réélire, des retraités arrondissant leurs fins de mois en planquant de la came dans leurs armoires, des hommes de mains recrutés dans un club de boxe au-delà de tout soupçons. Vous rajoutez à cela des pains de cocaïne et de shit, des valises remplies de billets, des pots de vins, et une cité, emprunt à une guerre de territoire, au bord de l'implosion. Le décor est planté. 

Cette histoire politico-judiciaire ne m'a pas laissé de marbre. Ma lecture a été plusieurs fois perturbée par le réalisme employé par l'auteur. J'ai eu le sentiment d'être plongée au coeur même d'un documentaire, parfois trash, violent (âmes sensibles s'abstenir). Il est évident qu'Olivier Norek maîtrise parfaitement son sujet, et qu'il a certainement fait appel à ce qu'il a vécu sur le terrain. C'est fort, parfois angoissant et terrifiant (je pense notamment aux méthodes d'intimidation employée par le jeune Bibz...). Pour appuyer un peu plus son discours l'auteur n'hésite pas à nous rappeler quelques faits d'actualités, notamment les émeutes de Clichy-sous-bois de 2005 qui avaient enflammé peu à peu les banlieues françaises. Même le cas Léonarda apparaît très succinctement entre deux paragraphes.

On est projeté au coeur même d'une cité en pleine ébullition, au coeur même d'un conflit qui nous échappe, dans le quotidien des caïds mais aussi des flics qui essaient de concilier travail et vie personnelle. Tout cela sur fond d'enquête policière.

Je ne suis pas sortie indemne de ma lecture. Entre adrénaline, violence, plongée au coeur même de cette cité qui s'embrase, j'ai eu peur, comme si les flammes pouvaient moi aussi m'atteindre. On a beau être juste "spectateur" de la scène on arrive presque à toucher ses personnages, surtout en pleines émeutes, on est aveuglés parce qu'il se déroule sous nos yeux et presque sourds aux bruits des grenades lacrymo...

Une immersion très sombre au coeur même d'une cité imaginée par l'auteur mais aussi au coeur même du système. S'il y a au moins 50% de chances que les évènements soient réels alors c'est terrifiant ...

-Bonne Lecture-

Titre: Territoires

Auteur: Olivier Norek.

Editeur: Pocket.

Pages: 375 p.

Prix: 7€40.

ISBN: 978-2-266-252-782

crédit photo: TheLadyandtheBlackCat.

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lundi 28 mars 2016

Point lecture: Glacé de Bernard Minier.

glacé 2

Bonjour, Bonjour,

J'espère que vous allez merveilleusement bien. C'est un point lecture très froid et gelé que je vous propose aujourd'hui. Préparez la boisson chaude, la bouillotte et la couverture pilou pilou, c'est parti (brrrr !!).

Je viens tout juste de terminer le premier roman de Bernard Minier, Glacé, sorti en 2011, très grand succès en librairie, il a été récompensé à maintes reprises par de nombreux prix littéraires dont le prix du Polar du Festival de Cognac (s'il vous plaît).

          - Résumé -

L'histoire débute dans une vallée encaissée des Pyrénéens, au petit matin dans les hauteurs d'une centrale hydroélectrique. On y découvre le corps décapité et dépecé d'un cheval, accroché à une falaise à plus de 2000m d'altitude. Le commandant Martin Servaz, personnage solitaire, la quarantaine, mal ancré dans la société actuelle, est dépêché sur place pour enquêter. Pourquoi faire venir la criminelle pour le meurtre d'un cheval ? Cet animal n'appartient pas à n'importe qui, il s'agit de Freedom, un jeune étalon, propriété d'Eric Lombard, héritier d'une dynastie de financiers, de capitaines d'industries et d'entrepreneurs. L'affaire s'annonce délicate, personne n'a rien vu, pas même les vigiles chargés de la sécurité de la centrale. Servaz s'entoure alors de son second, Vincent Esperandieu, du Capitaine Irène Ziegler, et de la jeune flic Samira Cheung. Tout les quatre vont devoir faire face à l'enquête la plus bizarre de leur carrière. Fait troublant, de l'ADN humain va être retrouvé sur la dépouille de cette pauvre bête. L'ADN d'un homme extrêmement dangereux, arrêté quelques mois plus tôt, le serial Killer Julian Hirtmann, qui purge sa peine dans un hôpital psychiatrique, l'Institut Wargnier, hôpital de haute sécurité où sont enfermés les plus grand psychopathes et schizophrènes d'Europe.

Au même moment, la suissesse Diane Berg, fraîchement diplômée en psychologie s'apprête à faire ses premiers pas en tant que psychologue à l'Institut Wargnier. Elle est très loin de s'imaginer l'univers dans lequel elle va être immergée, de plein fouet, elle va cotoyer des fous, mais pas nécessairement ceux auxquels elle croit.

          - Ce que j'en pense -

C'est à croire que les paysages enneigés, glacés et les hôpitaux psychiatriques font travailler au plus haut point l'imagination fertile des auteurs (cf: Puzzle de Franck Thilliez). C'est un vrai terrain de jeu et c'est le cas ici. Bernard Minier tricote tranquillement son polar grâce à deux histoires parallèles: celle de Servaz et de son équipe, et celle de la jeune psychologue Diane Berg. Même si les deux histoires semblent au départ indépendantes l'une de l'autre, l'auteur choisit de les alterner à des moments cruciaux pour ainsi permettre au lecteur de faire sa propre analyse, sa propre enquête, sauf que ... c'est peine perdue, l'auteur nous ballade. A dévorer mon livre j'ai été essoufflé par certains passages, et pensant pouvoir me poser un peu l'esprit, j'ai été surprise par certains rebondissements  (du genre "Naaaaaan pas posssiiiiibleuh !!").

Beaucoup de personnages s'entremêlent, voir s'entrechoquent. Les crimes s'accentuent. D'ailleurs comment les résoudre? On croit tenir une piste et elle nous échappe. Comment comprendre ces crimes? Comment les envisager? Quelles sont les motivations du ou des assassins? Quel est le but de ces meurtres? Vengeance? Folie meurtrière? la réponse se trouve-t'elle derrière les murs de l'institut wargnier? ou dans la vallée? Bref beaucoup de questions auxquelles les enquêteurs doivent faire face...

          - Minier inspiré par les grands classiques du genre ? -

Au fil de ma lecture et à chaque fois que je lis un polar j'ai tendance à faire des comparaisons avec d'autres références littéraires ou cinématographiques.

  |Les rivières pourpres - Jean-Christophe Grangé|

Comment ne pas penser aux Rivières Pourpres. Les décors sont similaires, ces grands décors de montagnes aux cimes enneigées, ces tempêtes de neige, cette glace, ce froid, cette vallée énigmatique. Tout cela renforce un peu plus cette impression de huis-clos, d'étouffements et de voie sans issue. Le meurtre du cheval retrouvé à 2000 m d'altitude n'est pas sans rappeler celui de Rémy Caillois des Rivières Pourpres, où il est retrouvé nu, pendu et encastré dans une falaise.

   |Le Silence des Agneaux|

Cette scène du livre où la jeune Diane Berg, qui mène sa propre enquête à l'intérieur même de l'institut,  se retrouve confrontée au psychopathe Julian Hirtmann, la référence est évidente pour moi et me rappelle fortement la scène entre Hannibal Lecter et la jeune psychiatre Clarice Starling. Dans cette scène on ressent une grande tension, Diane est en recherche de réponses et elle ne peut les obtenir qu'en interrogeant ce prédateur. C'est pour lui une partie de plaisir et il ne va pas hésiter à la tester en la déstabilisant, en la fragilisant et en la forçant à sortir de sa zone de confort. De même Julian Hirtmann est un grand adepte de musique classique, comme Hannibal Lecter ...

Bien d'autres références peuvent s'appliquer (Shutter Island, Gothika, etc.). Je vous laisse juge en vous suggérant très fortement cette lecture, surtout si vous aimez les thrillers un peu dérangés. Bernard Minier ne s'est pas arrêté en si bon chemin puisqu'il a confié une seconde enquête à son personnage "star" Servaz dans son second roman intitulé Le Cercle et parut en 2012.

Paraît-il que Glacé ferait l'objet d'une adaptation cinématographique ou télévisuelle. Si vous avez plus d'infos je suis preneuse.

En attendant bonne lecture,

Titre: Glacé

Auteur: Bernard Minier

Editeur: Pocket

Publication: mai 2012 (pour la version poche)

Pages: 720 p.

Prix: 8€50.

ISBN: 978-2-266-21997-6.